DIAPORAMA EXTRAIT DE MON EXPOSITION
SUR L'IMMIGRATION PORTUGAISE
au Musée d'Art Moderne de Lisbonne
Collection Berardo (cliquez ci-dessous)
http://static.publico.clix.pt/docs/sociedade/porumavidamelhor/index.html
VOUS ÊTES CORDIALEMENT INVITÉS.
Tout le mois de MAI : Gérald BLONCOURT expose ses photos prises à Renault Billancourt en 1968
À LA COMMUNE LIBRE
D'ALIGRE,
3 RUE D'ALIGRE - 75012 PARIS
Téléphone 0143412055
EXPOSITION SUR MAI 68
MON TÉMOIGNAGE (PHOTOS ET TEXTES) sur Mai 68,
à la Bibliothèque Faidherbe - 18/20 rue Faidherbe -à Paris. Métro Faidherbe-Chaligny.
du 1er avril au 31 mai 2008
Un film concernant mon travail y sera présentés
ainsi qu'un diaporama-photos sur Mai 68.
Tel : 01.55.25.80.20
Rendez-vous pour un rencontre
le 24 mai à partir de 15 heures.
Signatures de mes livres
à GRENOBLE
Mercredi 21 mai à 18h30:
à la Maison de l’International(7)
Vernissage de l’exposition DE DIGIGRAPHIES
de Gérald BLONCOURT
___________
Jeudi 22 mai à partir de 19h30:
au « Petit Théatre »(8)
Soirée Poésie Lecture de « Dialogue au bout des Vagues »
de Gérald BLONCOURT
lu par Gérald BLONCOURT et Nicole BARRIERE
Contact:
Comité Traite négrière / esclavage
Tél 06 84 05 74 82

Mémoire des derniers typographes de la presse parisienne
par Isabelle Repiton et Pierre Cassen
et quelques unes de mes photographies

Jean Claude CHARLES
nous a quitté...
Nous étions amis... A chaque rencontre nous parlions du pays... de notre petit bout de terre... nos souvenirs s'entrechoquient mêlés d'espoir et de colère...Haïti vient de perdre l'un de ses grands
écrivains... l'un de ses enfants fidèle... Adieu Jean-Claude...
Voir sa biographie : http://www.lehman.edu/ile.en.ile/paroles/charles.htm
Jean Claude Charles avec "Dialogue au bout des vagues" dont il venait de me faire la préface que je vous donne à lire ci-dessous:
Gérald Bloncourt : DES FLEURS SUR LES DECOMBRES
A la fin des années soixante, en Haïti, je ne connaissais pas l'existence de Gérald Bloncourt. Au début des années soixante dix, à Montréal, Québec, un ami, l'éditeur de mon deuxième livre, cette
fiction atypique, Sainte dérive des cochons (Nouvelle Optique, 1977), m'a dit : "Je vais te montrer le travail de quelqu'un que tu devrais absolument connaître, à Paris." Il m'a conduit
devant une photographie accrochée à un mur de la maison, signée par Gérald Bloncourt. Cet homme, c'était Hérard Jadotte. Nous avions décidément des goûts communs.
Années quatre-vingts, je rencontre le photographe chez la première femme de l'écrivain Jacques Stephen Alexis, en compagnie de la fille de ce dernier, Florence Alexis. Il parle beaucoup de son
itinéraire : en gros l'appareil-photo dans l'appareil du Parti Communiste Français, mais redoutable. Il est vif, drôle, précis — le genre d'être énergétique dont j'aime bien la présence. Je ne le
revois pas.
Années quatre-vingt-dix. Il me semble avoir entendu parler de Gérald Bloncourt en tant qu'écrivain. La photographie cachait son écriture. Ou bien est-ce moi qui n'aurais pas fait assez attention ?
On voyage, on regarde, on lit, et puis il y a quand même quelque chose d'important qui vous échappe. Comme les pièces d'un puzzle que vous ne cherchiez pas à rassembler étant ailleurs. Où ? Sur les
même fronts. Les luttes. Contre. Pour. Le confrontement avec ce que Peter Handke appelle "le poids du monde".
Années. Années. Après années. Nous sommes en 2002, n'est-ce pas ? Je découvre l'homme Gérald Bloncourt. Le photographe qui aura traversé un demi-siècle du mouvement social français. Le
peintre — tiens, il peignait ? Yes my dear. Et pas n'importe quoi ? Que non ! Et il écrivait effectivement. Il n'est jamais trop tard pour les découvertes. Les choses arrivent quand elles doivent
arriver.
De sorte que, devant les photos, à quelqu'un qui dit : "C'est du Doisneau ?" . Je réponds : " Non c'est du Bloncourt ! " Tout ça me paraît évident, à la lumière d'une part des deux cent mille
clichés — oui vous avez bien lu — sortis des boîtiers de cet accumulateur de vies pris sur le vif. Les grands hommes comme ceux qu'une dernière entourloupe de langage fait appeler "la France d'en
bas".
Quand à l'écrivain, vous tenez quelques-uns des textes dans vos mains. Ce sont les bonnes nouvelles de la création haïtienne. Je cherche à terminer sur une citation, et je me rends compte que
chaque page m'en fournit une. C'est preuve d'une certaine densité. Une force métaphorique qui colle au meilleur de la poésie du vingtième siècle. Et que ce "dialogue au bout des vagues" ait lieu
sur les décombres d'une longue dictature, fleurs écloses sur le fumier….
Jean-Claude Charles
Paris, le 11 novembre 2002.
HOMMAGE À AIMÉ CESAIRE
Paris, un soir...
Le murmure des voix
a fait gonfler les voiles
de mon espérance
Beyrouth, le Liban,
ont atterri sur mon émoi
C'était un soir
près de la Contrescarpe,
à Paris...
J'ai senti au bord de mes larmes le précieux mélange
de mes espoirs fous
J'ai su une seconde
tout l'amour du monde
Le Nord-Sud
a fait sa pointe de vitesse sur l'alléluia de mon coeur
Toutes les cordes de la Liberté
se sont mises au diapason
des peuples...
Nous étions là
en plein centre du Nord
étalant ses crédits au
Tiers-Monde
dans la nuit riche de la ville...
Un instant
j'ai bu
à la Caraïbe...
Paris - Août 1983.
Césaire, pour longtemps...
Il y aurait tellement de choses à dire sur cet homme immense qui vient de nous quitter.
Tous les journaux, toutes les télévisions, toutes les radios du monde le citent et ne tarissent pas d'éloges. Je me souviens de lui comme un être d'une grande
simplicité. Je l'ai connu en Haïti en 1945. Il y avait précédé André Breton, Wilfredo Lam. Toute la jeunesse haïtienne l'admirait.
En 1946, lorsque je fus expulsé de ma terre natale, Haïti, je fus acceuilli en Martinique. J'y ai connu une vraie solidarité. Grâce, bien sûr à Césaire. J'y ai
vécu deux mois et je me souviens de tous mes copains d'alors : Georges Desporte, Sonson Fourneuf, Suvélor, Edouard Glisssant, Eugène Dervain, Robert Rose-Rosette fils
Par la suite j'obtins l'autorisation, signée par Marius Moutet, alors ministre de la France d'Outre-Mer, de venir en France. Césaire encore avait
oeuvré.
"Cahier d'un retour au pays natal" est l'une de ses oeuvres qui m'a aidée à me construire, à m'engager davantage, à mieux comprendre le monde d'où je
venais...
"Et les chiens se taisaient" m'a inspiré le poème "Le rebel" que vous pouvez lire à la suite.
Salut à toi Aimé Césaire qui nous a aidé à tenir le cap, malgré les orages et les tempêtes que nous avons, en grand nombre traversés dans ces dernières
décades.
Actuellement, mêmes les forces les plus insolentes des pires politiciens tentent de récupérer ton aura.
Mais tu resteras pour ton peuple martiniquais, pour tous les Antillais, pour tous ceux qui luttent dans le monde pour la justice, la liberté et
l'égalité, l'un des pionniers qui ont ouvert l'espace d'un authentique besoin de fabriquer une société où "l'homme ne sera plus un loup pour l'homme".
Tu resteras longtemps debout dans nos mémoires et ton oeuvre impérissable germinera de génération en génération jusqu'à l'aube d'un monde meilleur...
Le Rebel...
Un visage-temps-pluie-tempête-saison
Un visage-doux-dur-émouvant
inquiétant-volcanique
Un visage marqué-au-fer
à-la-lave-à-la-bave
Un visage-océan-lichen
Un visage-ombre-et-lumière
vent-et-écume
Un visage-canne-à-sucre
raz-de-marée
écorce-et-racine
Un visage-patate-douce
ignam
malanga
choux-palmiste
Un visage-cirouelle
Un visage-sapotille
Un visage-à corps-défendant
Un visage-à-bouche-que-veux-tu
Un visage-ouragan-hurlements-cyclône
Un visage-au-galop
Un visage-à-rhum-à-clairain-à-tafia
Un visage-calebasse
Un visage-palme
étoile
firmament
Un visage-image
Un visage-cuivre-plomb-et-or
Un visage-reflet
Un visage-forêt-et-marécage
Un visage-désert
Un visage-village
Un visage-continent
Un visage-Afrique-Atlantique-Amérique
Un visage-colère-et-calme
feu-et-eau
pierre-et-bois
terre-et-ciel
Un visage-symphonique de désespérance
et de certitude
Un visage-douleur
Un visage-espoir
Un visage-tam-tam
Un visage-de-nègre
de siècles
de grandeur
de dignité
Un visage-foudre-tonnerre-danse-et-rythme
Un visage
à dimension galactique
à envergure de l'espèce humaine
Un visage à habiter notre conscience
à hanter notre devenir
à labourer notre souvenir`
Un visage à en crever de tendresse
à en crever les nues
à en crever d'envie
à en crever d'Amour.
Paris
1983
Quelques images ....
Manif DOM PTT à Duroc, Paris - 23/2/78
Manif DOM PTT à Duroc, Paris - 23/2/78
Manif à la Martinique - Fortde France - 4/5/1976
Martinique - Septembre 1973- Scène de la vie quotidienne
Martinique- Septembre 1973- Rue de la Prison
Pour ne pas oublier.....
Esclave supplicié (gravue d'époque)
par Gérald Bloncourt
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